Sdf Littoral : les non-dits de l’exclusion de Joshua Oshi.

Le responsable régional du parti de la balance Jean Michel Nintcheu et ses partisans réunis au sein du comité exécutif local ont pris la décision d’exclure le vice-président de cette organisation politique sans toutefois évoquer les réelles motivations leur acte.

Trop de sous-entendus dans la décision prise par le soi-disant comité exécutif du Sdf Littoral d’exclure Joshua Oshi, le vice-président de ce  parti. Une résolution issue de l’assemblée extraordinaire régional tenue au domicile de Jean Michel Nitncheu à Douala qui ressemble plus à une conspiration contre un homme qu’à une vraie défense des idéaux du parti.

Déjà, beaucoup d’observateurs de la vie de ce parti politique l’ont constaté par une organisation plutôt tendancieuse de  cette réunion à laquelle furent convoqués uniquement les partisans du responsable régional du Sdf. Joshua Oshi y compris le reste des membres du  bureau régional, suspectés d’être proches du vice-président, n’y seront pas conviés. Ils  n’apprendront qu’en même temps avec le public par voix des médias les résolutions issues cette réunion. Une entorse aux règlements, nous souligne un membre de ce parti politique ayant requis l’anonymat.   

Selon notre source à l’intérieur de ce parti, l’argument tenu par l’honorable Jean Michel Nitncheu et ses partisans  concernant la pétition adressée aux parlementaires américains au sujet de l’expulsion des camerounais présents illégalement aux Etats-Unis pour exclure Joshua Oshi sous prétexte que ce texte serait endossé en majorité par les élus du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) parti au pouvoir, serait assez léger. « Que reproche-t-on à Oshi ? D’aimer son pays ? Est-ce qu’une initiative qui vient du parti au pouvoir est forcément mauvaise ? Au nom de quelle realpolitik devons-nous laisser des soi-disant compatriotes détruire notre pays en finançant et en entretenant le terrorisme et la guerre de l’extérieur? Et pourquoi attendre trois ans pour faire le procès de la gestion de la campagne liée à l’élection présidentielle ? Il y a anguille sous roche », lance un membre de ce parti indigné.

La raison  de cette sortie de Jean Michel Nintcheu, interprétée  par certains comme de la gesticulation, d’après cette même source, serait donc ailleurs. D’aucuns estiment que le conflit ouvert contre Joshua Oshi serait lié à son poste de questeur dont il venait d’être reconduit à l’Assemblée nationale et qui était convoité par le responsable régional de son parti. Un poste juteux, qui donne droit à 2 000 000 FCFA d’émoluments mensuels largement au-dessus des 900 000 fcfa que percevrait un simple député. Jean Michel Nintcheu aurait donc imploré à Joshua Oshi de lui céder ce poste en retour du soutien qu’il lui apporterait pour présider aux destinées du parti. Ce qu’aurait refusé Oshi. D’où l’éclatement de cette guerre fratricide dans laquelle le responsable régional du Sdf aurait entraîné curieusement plusieurs  membres bureau exécutif local. Y compris certains avec lesquels  il serait en inimitié depuis pas mal d’années.

Sinon, comment expliquer que deux personnes qui hier, étaient amis comme les doigts d’une main, se retrouvent subitement en train de se chamailler en public sans que cela ne suscite des interrogations ?

Une  autre source nous fait part d’un complot que Nintcheu et ses partisans dont les positions se rapprocheraient d’un certain parti d’opposition auraient déjà mis sur pied  pour faire évincer l’ancien candidat aux présidentielles du Sdf en vue d’avoir le contrôle du parti pour les échéances avenirs de 2025. Non pas pour challenger Paul Biya, son potentiel dauphin et le Rdpc mais pour  mettre cet appareil à la disposition le moment venu de l’imminent candidat aux présidentielles de cette formation politique dont la loi ne permettrait pas de se présenter à la magistrature suprême, faute d’élus.

L’accusation de Jean Michel  Nintcheu à l’endroit de Joshua Oshi d’être de collusion avec le pouvoir ne serait-elle donc pas une forme de diversion aux yeux du public? Lui-même suspecté de tenir son mandant de député de ce même pouvoir qui, selon certaines indiscrétions, revenait au Pcrn à Wouri Est? Affaire à suivre.

Félix EPEE

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