Rapatriement des clandestins : sale temps pour les séparatistes

En refoulant de son sol 60 camerounais en situation irrégulière, le gouvernement américain accède à l’appel du président de la République dans lequel il invite les autorités de ce pays à livrer à la justice, les fauteurs de troubles et donneurs d’ordres de la crise en zone anglophone.

Une soixantaine de Camerounais, jusque-là établis aux Etats-Unis, regagneront la patrie ce jour. Il s’agit de la seconde vague après celle du mois d’octobre 2020 où plusieurs dizaines de nos compatriotes présentant des profils suspects et douteux, tous en situation indélicate à en croire le gouvernement américain. Une action qui s’inscrit dans la logique de continuité de traquer sur son sol des individus dangereux.

Parmi les personnes attendues, l’on compte d’anciens militaires ayant déserté les casernes pour aller grossir les rangs de la sécession aux Etats-Unis et des dizaines de sans-papiers qui ont trouvé en la crise anglophone, un exutoire pour quêter un asile au pays de l’Oncle Sam. Lorsque les USA décident de lancer la traque de ces personnes louches en octobre 2020, très vite, des voix se sont élevées pour dénoncer la politique américaine non sans appeler au renoncement de ces rapatriements massifs.

Illaria Allegrozzi de Human Rights Watch, s’est démarquée la première pour défendre ces causes perdues : « Le gouvernement américain devrait suspendre les refoulements vers le Cameroun à cause de graves menaces pour leur vie et leur liberté auxquelles les Camerounais seraient exposés à leur retour dans leur pays », écrivait-elle le 18 décembre 2020 aux autorités américaines.

Pour cette dernière, « Outre un risque « généralisé de subir de graves dommages en raison de l’actuel climat de violence dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les personnes renvoyées au Cameroun sont également confrontées au risque de torture et de mauvais traitements du fait de leur opposition réelle ou supposée au gouvernement ». Un plaidoyer mensonger qui fait de la culpabilité de ces commanditaires de crimes pour forcer l’apitoiement de la communauté internationale.

Dans son discours de fin d’année du 31 décembre 2020, Paul Biya rappelait aux« pays amis »de jouer franc jeu en démontrant toute leur solidarité face au massacre des populations anglophones et Camerounaises des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par des « assassins » que leurs autorités abritent avec la bénédiction de leur société civile. Une requête qui à travers l’action américaine, a vraisemblablement reçu l’acquiescement de nouveaux locataires de la Maison Blanche.

La poursuite de ces rapatriements sonne dès lors comme le désaveu des Usa face à ces ONG acquises à la cause terroriste. Puisque pour les experts, ces refoulements ne sont pas plus que la réponse apportée par le gouvernement américain pour aider le pays à mettre la main sur les financiers et les donneurs d’ordre des tueries, et autres exactions commises en zone anglophone.

Eux qui vont subir toute la rigueur de la justice comme le promettait encore récemment le chef de l’Etat au peuple.

 

Source : L’Anecdote n°1158

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