Quartier Sud Act 11 : C’est parti !

La 11ème édition du festival international Quartier Sud a été lancée mercredi 20 octobre  2021 au cours d’une conférence de presse tenue dans les locaux de l’IFC à Douala.

C’est désormais un rituel à chaque édition du Festival International Quartier Sud. L’équipe dirigeante  de ce rendez-vous culturel est face aux hommes de média  ce mercredi 20 octobre pour présenter l’évènement. Serge Epoh, l’administrateur délégué, entouré de Yvette Bassega et Naimro Quamey et autres, se prêtent  une nouvelle fois au jeu. Ils ont l’air confiant, en même temps dérangé   de répondre aux mêmes questions des journalistes.

En effet, dans un contexte difficile dominé par la pandémie du coronavirus et l’éternelle absence de sponsoring dont souffre ce festival,  les organisateurs  essayent de marquer leur existence. Les entreprises appelés à soutenir les évènements de ce genre ayant choisi eux-mêmes de devenir les opérateurs culturels au grand dam de vrais promoteurs. Si ce n’est un refus sournois de les accompagner. Tout est fait, malgré ces obstacles, pour que Quartier Sud ne disparaisse pas. Chacun y met du sien et ses moyens. Les idées essaiment  de gauche à droite pour ne pas tomber dans la monotonie.

C’est dans cet esprit de solidarité qu’a été préparée la 11è édition du Festival Quartier Sud. Edition pendant laquelle une carte blanche est donnée aux artistes de mettre en avant leur talent. Le dévolu est jeté sur trois instrumentistes. Le bassiste Darry Kuika, le pianiste, Dietmar Ntakou et le trio Standing on the rock. Les musiciens qui ont accompagné sur scène plus d’une centaine d’artistes de tout calibre durant une décennie de leur carrière.  L’occasion  leur est donnée, pendant leur prestation, le 23 octobre, d’explorer, développer, de partager ces différentes expériences cumulées et de rendre hommage aux artistes musiciens dont le travail est reconnu faire partie des annales de la musique camerounaise, africaine et mondiale.

Darry Kuika, sera l’une des attraction de cette 11ème édition.

Déjà, dès aujourd’hui, 22 octobre à l’Ifc , date de début des spectacles, la scène est ouverte aux nouveaux projets artistiques avec Paul’or et Alex Wamba, tous deux de Douala et Scienty Ekoro  venu tout droit de Yaoundé. Ces trois jeunes artistes sélectionnés dans le cadre de ce festival font leur entrée pour la toute première fois ce soir  sur la scène musicale.

Est retenue pour accueillir toutes ces prestations, la salle de spectacle de l’institut français de Douala, partenaire habituel et l’un des rares du festival. Mais comme à l’édition passée, le site traditionnel de la Cité-Sic-Bassa n’accueillera pas l’évènement. Il en est de même pour l’espace « Somewhere » de Bonabéri, momentanément fermé au public.Ce deuxième site était prévu recevoir  une partie de cette manifestation, notamment les spectacles liés à l’oralité, une des marques de ce festival, qui ne pourront malheureusement plus avoir lieu. « Nous avons été surpris par cette décision à  la dernière minute des préparatifs.  Il n’y avait plus de temps pour engager d’autres démarches pour nous déployer ailleurs », indique Serge Epoh, d’un ton de déception. L’administrateur délégué du Quartier Sud affirme néanmoins que  les spectateurs qui effectueront le  déplacement pour l’Ifc de Douala, ne seront pas déçus. « Nous sommes convaincus, au regard de la sélection des artistes qui a été faite,  qu’ils vivront des spectacles de qualité », déclare-t-il. 

D’autres programmations sont au menu  de ce évènement, notamment, une expo sonore dénommée « Regards croisés entre cultures ». Une mise en vue qui questionne sur  le ressenti des enfants et adultes  de divers horizons  sur le bouleversement  que vit le monde avec la pandémie du Covid-19. Un regard croisé des artistes entre la France et le Cameroun autour des créations narratives, parlées et slamées, auto-enregistré sur le déroulement de leur journée pendant le confinement dû à la première vague de contamination au covid-19 qui sera présenté au public.

Cette exposition fait partie de l’une des innovations de ce festival. Elle est également une preuve vivante d’un exemple d’échanges et de partage d’un rendez-vous culturel endurant qui ne veut pas mourir.

Félix EPEE.

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