Lutte contre l’excision : La Mairie de Douala aux côtés des associations.

Une table ronde de sensibilisation contre ce fléau, en prélude à la Journée internationale de Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines a été organisée  par la Communauté urbaine le 05 février dernier à la salle des fêtes d’Akwa à Douala.

« Connaissance des Droits Humains pour une Jeune Fille Emancipée », c’est le thème de la table ronde qui s’est tenue le 05 février la salle des fêtes d’Akwa à Douala. Table ronde organisée par la Mairie de Douala conjointement avec les associations de lutte contre les mutilations génitales féminines à des fins qui ne sont pas thérapeutiques.

Un moment de réflexion entre la ville et les différentes parties engagées dans la lutte contre cette pratique millénaire malsaine  en vue de sensibiliser les populations à son élimination, précise Dr Jérémie Sollè, adjoint au Maire qui préside cette cérémonie. 

 Une pratique qui fait partie de nombreuses violences faites aux femmes devenue un cheval de bataille du gouvernement au regard des chiffres. 1,4 % pour le Cameroun tout entier dont 20% en zone rurale. Avec des zones pôles comme le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord où cette pratique est favorisée par la tradition. Phénomène cependant  qui a également gagné les grandes villes en raison des migrations des populations où certaines communautés ont déporté cette tradition.

C’est pourquoi la Communauté Urbaine dans sa politique sociale pour laquelle la femme est un socle solide sur lequel se repose la famille, selon le Dr Jérémie Sollè, est,  fortement engagée à renforcer les capacités des filles à la connaissance de leurs droits afin qu’elles ne perpétuent pas cette pratique. « Le temps de l’inaction est révolu. Il faut que nous nous engagions tous pour combattre ce fléau », déclare-il. 

Et aucune n’excuse n’est permise même en contexte de covid 19, tel que l’indique la thématique de la célébration de cette Journée internationale contre cette pratique cette année au Cameroun d’après, Lafortune Makota, Déléguée régionale de la promotion de la femme et de la famille.

Au-delà de la prévention dans les régions hautes, la prise en charge psychosociale des victimes, la formation  des chefs  traditionnels et l’appui à la reconversion des exciseuses, il y a la répression.

De nombreux échanges ont eu lieu entre les différents participants et le maire de la ville. On en eu droit à plusieurs   témoignages et  de propositions des associations qui ont demandé plus de moyens pour que des actions d’ensemble soient menées pour ce phénomène soient éradiqué.

Félix EPEE.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *