Littoral : La rentrée culturelle annoncée .

Elle aura lieu le 20 novembre prochain à la Salle des fêtes d’Akwa à Douala.

C’est la principale information sortie de la conférence de presse tenue par un groupe d’artistes le 05 novembre dernier à la salle Tanko Hassan de la mairie de Douala IV.

Révérend Bodulè Moukilo, dramaturge, Béko Sadey, artiste musicienne, Guillaume Elonloguè, plasticien, Jean Paul Mongo Bell, photographe, dame Kouoh Issedou, styliste et bien d’autres, réunis autour de l’association des  Créateurs et artistes associés du Littoral (CARLI) ont décidé de faire revivre, comme il était de tradition, la culture dans le Littoral. Ce, à travers une rentrée culturelle solennelle qui regroupera les artistes de tous les domaines et toutes les sensibilités artistiques.  

Le public de Douala aura l’occasion de vivre la culture dans toute sa diversité. Exposition de peintures, défilé de mode, musique, danse, poésie, toutes les autres facettes de la culture dans le Littoral et par les artistes de cette région.

 

Cette manifestation , selon Bodulè Moukilo, président du Carli, vise à relancer la production artistique dans le Littoral en termes d’arts de spectacles, d’expositions et de défilés de mode. Elle a aussi un rôle interpellatif auprès des autorités, des producteurs et des diffuseurs d’art  sur le développement de la culture en hibernation depuis quelques temps dans cette région. Car, estime-t-il, ceux qui doivent aider à l’avancement de la culture dans le Littoral ne le font pas. «  Pourquoi les hommes d’affaires et les entreprises installées dans notre région où ils produisent de la richesse et font leurs bénéfices, ne financent-ils pas  la culture ? », s’interroge-t-il.

D’autres problèmes ont été soulevés au cours de cette conférence de presse, à savoir,  l’absence des salles de spectacles et des lieux d’expression artistique. Cet autre manquenment est due à l’insouciance des autorités à l’endroit des artistes. Les lieux d’expression artistique étant généralement contruites par les instituions étatiques et les municipalités.

Pour Bodulè Moukilo, il faut que cela s’arrête. Ce doyen et amateur des arts dramatiques est suivi dans son élan  par d’autres artistes. Ensemble,  ils ont décidé de prendre eux-mêmes leur destin en main. Plus question d’attendre un éventuel mécène qui ne viendra pas ou de laisser l’organisation de leurs spectacles à des tiers qui ne sauront pas le faire avec toutes les exigences.

Ce sursaut d’orgueil est né d’une énième frustration des artistes suite à une prestation publique faite sans rénumération au courant de cette année devant les membres du conseil Régional.   «Ils aiment quand on les égaient avec de belles oeuvres et mélodies mais n’aiment pas payer les prestations des artistes», soution l’artiste plasticien Guillaume Elonlogue. Les autorités qui étaient pourtant supposées encourager ces les artistes.

«  Ce projet nous a bluffé. Aujourd’hui, on permet à tout le monde se réunir, sauf les artistes. Quand un artiste doit prester, on met toujours en avant la pandémie du  covid-19 . Pendant ce temps, notre activité se meurt » déclare Beko Sadey.

L’idée a été également saluée par Georges Dikson, un autre artiste musicien qui a rejoint le groupe  pendant la conférence. « Cette mutualisation des idées entre les gens de différentes corporations est à encourager. C’est une première dans la région du Littoral », a-t-il souligné.

C’est pourquoi le président du Carli et ses compères souhaitent une adhésion massive de toutes les populations  du Littoral . «  Nous invitons tout le public de Douala à venir nombreux à cet évènement fêter la renaissance de la culture dans le Littoral et mener ensemble avec nous des réflexions pour son développement », conclut-il.

Félix EPEE

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