Hôpital Laquintinie de Douala : Une propreté qui cache de nombreuses insuffisances.

Alors que beaucoup d’usagers semblent apprécier le travail abattu par le Dr Noël Emmanuel Essomba pour rendre cet établissement hospitalier propre, il n’en reste pas moins beaucoup de manquements observés dans sa gestion quotidienne au niveau de différents services.

« Que c’est devenu clean ! », s’exclame Irène Bayemi, une visiteuse, après avoir fait le pourtour de l’hôpital à la recherche du service  oncologique pour rendre visite à un membre de sa famille malade. Ce constat de cette usagère est le même de nombreux visiteurs de l’Hôpital Laquintinie de Douala depuis l’arrivée du Pr Noëlle Emmanuelle Essomba à la tête de cette institution hospitalière.

Bâtiments propres, recouverts d’une peinture de couleurs bleu ciel et blanc, constamment renouvelée. Des espaces verts bien entretenus et des allers de passage convenablement nettoyés. Comme il en est de l’intérieur des chambres des malades et pareil pour les toilettes, tout semble répondre aux exigences minimum d’hygiène et de propreté.

On relève par ailleurs une nette amélioration sur le plan de la sécurité et de la gestion des flux des visiteurs. « Vous avez désormais les gens qui vous renseignent et qui vous conduisent si nécessaires à l’endroit voulu », indique notre visiteuse, avec un air de satisfaction qui se lit sur son visage. Une image qui contraste avec celle qu’on avait de cet hôpital  référence de la capitale économique dans les années antérieures.

M. Le Directeur, la population salue vos efforts mais, il y a encore beaucoup de travail à faire.

Sauf que, derrière ce fourbissage, se cachent de nombreux manquements. Il est presque 19 heures le lundi 30 août 2021, Liliane Moukory, une autre visiteuse est surprise par une coupure d’électricité en montant les escaliers du service gastrologie. Tout l’hôpital est dans le noir, à l’exception de quelques bâtiments où on aperçoit de loin des rayons lumineux.  Certainement, des bâtiments stratégiques comme des blocs opératoires et services de réanimation. « J’étais stupéfait. Je m’attendais à tout, sauf à ça. Pendant plus de 20 minutes, nous sommes restés dans le noir », déclare-t-elle. Une situation  parfois de nature à compliquer l’état des malades ou du moins à les perturber alors qu’ils n’ont besoin que de sérénité.

Parmi d’autres carences dont se plaignent les usagers, on note également une absence de promptitude du personnel médical à s’occuper des patients. Les familles des malades sont parfois obligées de faire plusieurs tours auprès du médecin ou des infirmiers même après avoir payé tous les soins médicaux et les médicaments exigés. « Ils prennent tous leurs temps sans tenir compte de la gravité de l’état du patient dont ils ont la charge », nous confie  Rachel E, une garde malade rencontrée à l’enceinte de cet établissement.  « On dirait qu’il y a un manque du personnel dans cet hôpital. Comment peut-on confier tout un service à une seule personne sans pour autant se rassurer qu’il peut être remplacé à temps », s’indigne-t-elle.

D’autre part, certaines tâches sont abandonnées aux gardes malades sans aucune expertise. « Il fallait que je porte seul mon oncle avec une telle pénibilité et le nettoyer sous le regard des infirmières sans une quelconque assistance », nous confie Richard, garde-malade dont le tonton a fait un accident vasculaire cérébral.

Des faiblesses et manquements que les responsables de l’Hôpital Laquintinie devraient tenir compte pour s’arrimer au standard de propreté dans lequel ils ont placé cet  établissement hospitalier, aujourd’hui apprécié de tous. Tout comme la présence des souris déjà bien engraissées qui semble y être à l’aise qui n’est pas convenable en ce lieu.   Encore du boulot à faire.

Félix ÉPÉE.  

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