Festival Musina : Les festivités commence ce jour.

Les organisateurs ont tenu à le préciser au cours d’un point de presse qui a eu lieu hier jeudi 11 février à  Douala.

Dès ce vendredi  les premiers carillons du Festival Musina sonneront dans la petite île de Jebalè. Ce petit village insulaire sawa situé à moins de 15 minutes de Douala par voie maritime accueillera les populations de tous horizons du pays  et d’ailleurs  pour la 4ème édition de sa série périodique de manifestations culturelles.

Pendant trois jours d’intenses activités festives, le public pourra  vivre et découvrir toute la beauté et  les facettes culturelles de cette île paradisiaque.  Avec au menu, les contes et récits lors des différentes veillées culturelles, les marches sportives sur du sable,  un écotourisme dans un espace pur  et un concert musical life. Le tout premier  dans cette île au milieu des palétuviers et des flots, indique Armel Ndoumbè, promoteur de cet évènement, surtout avec des artistes de renom et non des moindres tels que Toto Guillaume, Ekambi Brillant, des sommités reconnues de la musique camerounaise et apparentés de ce village. 

Les organisateurs profiteront en cette période de covid 19 pour présenter la pharmacopée traditionnelle de l’île qui a permis de juguler cette pandémie à son pic dans certaines  régions sawa.

Destination touristique et pôle culturel

Avant cela, les amoureux de la culture auront droit ce vendredi dès 17h 30 à Douala au Débarcadère de Bonassama à une conférence qui sera donnée par l’éminent professeur Mbonji Edjenguèlè sur le thème «  Jéki la njambè ‘a inônô », Homme-dieu, héros du Masô ma ndala ; Jalons pour la Renaissance Africaine. Thématique en rapport avec un retour aux sources  préconisé aux jeunes à travers cet évènement par Armel Ndoumbè. « Les jeunes sont de moins en moins au contact d’eux-mêmes. C’est facile de voir un jeune aujourd’hui s’intéresser aux choses qui se passent aux Etats-Unis mais ignorent tout ce qui se passe chez nous. Nous essayons de leur parler avec leurs codes pour les ramener à leurs sources », souligne-t-il.

Un défi pour notre jeune président du comité d’organisation qui a réussi à travers ce festival à faire de Jebalé  une destination touristique mais voudrait en faire aussi un pôle culturel. Déjà plus de 60 personnes déjà enregistrées pour le départ sur l’île. Beaucoup d’autres candidatures sont attendues.

A travers le thème de cette année « Ebimbè nde é tubi diwoto » traduit en français par « C’est l’union qui fait la force »,  les organisateurs de cet évènement  entendent créer une synergie entre tous les fils et filles Jabalè, ainsi que tous les autres sawa dont ce village, sur le plan traditionnel, est dépositaire des pouvoirs ésotérique, à mettre la main sur la patte pour son rayonnement.  Une idée à laquelle n’a pas résisté Toto Guillaume qui a vite épousé le projet en acceptant donner gracieusement du sien. « Quand on est uni, rien ne peut nous arriver, ni résister », a lancé l’emblématique capitaine national du Makossa. 

Un message fort évocateur pour les organisateurs, le public, ainsi que pour cette fête qui s’annonce sous de bons auspices.

Félix EPEE.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *