Eau Sano : Un poison retiré du marché.

Pour la  préservation de la santé des populations,  le  ministre du commerce, Luc Magloire Atangana, a prescrit le 05 mars à ses services en charge de répression des fraudes de procéder à l’immédiat  au retrait de ce produit toxique  qui porte abusivement l’appellation d’eau minérale sur les rayons des magasins et les étals des marchés.

Salutaire ! La décision que vient de prendre Luc Magloire Atangana. Celle d’ordonner au retrait de l’eau Sano du marché. Cette mesure vient soulager les populations longtemps aux abois et en même temps les épargner désormais de la consommation ce liquide qui devenait dangereux pour leur santé.

L’eau Sano pour parler d’elle, faisait partie de nombreux produits sur le marché camerounais qui empoisonnent la population. Les plaintes des consommateurs étaient déjà devenues nombreuses par rapport à la qualité de cette eau. Beaucoup se plaignait depuis lors de la mauvaise odeur et d’un arrière-goût ressentis pendant la consommation de ce liquide. Leur cri n’était jusque-là pas entendu. « Nous n’avons pas besoin de visiter les installations de l’usine, ni faire de l’inspection pour juger de la fiabilité de l’eau que avions l’habitude de boire. Notre la langue et notre odorat suffissent pour déterminer qu’une eau est bonne ou pas. Et c’est le cas de l’eau Sano qui ne respecte pas les propriétés d’une eau supposée être potable, sans saveur, ni odeur », soutient Blaise Kegne, une des victimes.

La décision de Luc Magloire Atangana de retirer cette eau du marché qui intervient après celle de Gabriel Dodo Ndocké, ministre en charge de l’industrie de suspendre  les activités de l’entreprise productrice de ce liquide vient donc confirmer les appréhensions et le constat des populations au sujet de l’eau Sano. L’état désastreux des installations dans lequel ce précieux liquide est produit et le non-respect des normes d’exploitation et de conditionnement des bouteilles et bonbonnes  présentés dans une vidéo virale sur la toile ne peuvent donc pas être une surprise.

Le dénie de la réalité des responsables de cette entreprise qui font penser que cette eau n’était pas destinée à la consommation.

Un comportement qui relève de la mauvaise foi pour lequel les populations réclament, au regard de cette négligence observée dans le traitement de son eau et le conditionnement de ses bouteilles, un contrôle similaire et plus accrue pour son unité de production de boisson gazeuse et de « jus naturel ».

Pour les populations dont cette décision parait logique, ce contrôle doit s’étendre, sur de nombreux autres  produits de consommation courante, surtout sur ceux déversés massivement au Cameroun suite aux accords de partenariat économique dont certains sont réputés d’empoisonner les populations des pays dont ils sont originaires. Vivement !

Félix ÉPÉE

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