Art contemporain : La 2ème édition du Ruinart festiv’art fait un clin d’œil au septentrion.

La section de cette exposition d’art contemporain  dont le vernissage a eu lieu le 21 octobre à l’Institut Français de Douala a mis en avant l’inventivité des artistes originaires de la région de  l’Etrême-Nord.  

C’est à un jeu de couleurs et de transpositions représentatives que le public de la capitale économique a eu droit  ce jeudi 21 octobre 2021 au cours du vernissage de l’expo qui se tient  à l’Ifc de Douala. 

Sept artistes, dans un esprit de groupe et de vivre ensemble, portés par Moustapha Baïdi Oumarou, l’un des doyens et plus célèbre de bande, tous venus du Grand-Nord, ont déployé sur les murs de l’IFC leur savoir-faire dans une expossition collective,  un aperçu de la création de cette région du Cameroun  où les espaces de diffusion sont moins présents et les artistes ne jouissent pas d’une grande visibilité.

Cette mise en vue permet aux amateurs de l’art de découvrir et d’apprécier le travail de création d’autres régions du pays autres que Douala et Yaoundé où se concentrent la grande majorité des artistes plasticiens.

L’occasion est ainsi  donné de voir un ensemble de pièces hétéroclites avec une pluralité de styles et de techniques, adjoint aux  sensibilités et aux émotions des artistes qui, bien que venant d’une même région présentent une perception et des ressentis différents.

On est séduit au même moment  par l’acrylique sur tissu des tableaux de Mekobe Djou questionnannt sur la naissance et l’évolution numérique. Les portraits en acrylique sur des sacs plastiques multicolores d’Alioum Moussa qui s’interrogent sur les problèmes de l’environnement avec des déchets non biodégradables déversés dans la nature auxquels l’artiste essaie de donner à sa manière une seconde vie.  Non san évoquer les  toiles représentant des  personnages imaginaires de William Bakaïmo, au soin desquels, l’artiste, dans son exil intérieur, fait un rapprochement entre l’animal et l’humain. De l’abstraction qui contraste avec la figuration de Joseph Patrice Fouman dans laquelle les peintures sont mises en relief loin de la finesse de traits du grand maître Moustapha Baïdi.

Une diversité créative doublée  d’une originalité esthétique reflètées sur ces tableaux dont certains se distinguent par la qualité du travail de leurs auteurs. Un potentiel créatif qui n’a rien à envier à celui des artistes d’autres régions du pays et du monde. Cette exposition loin d’être parcellaire rend compte d’une conception de l’art dans sa globalité.

Orchestrée par le Ruinart Festiv’art en partenariat avec l’IFC du Cameroun et d’autres galeries  de la place, cette manifestation d’art contemporain, qui en est à sa deuxième édition, est un coup de pouce et une vitrine pour ces artistes locaux  dont beaucoup, à l’exception de quelques-uns déjà sur le circuit international, ne s’imaginaient pas sortir de leur région d’origine. Une vraie « Impulsion » de l’art local telle que voulue par les organisateurs.

L’expo en cours à l’IFC de Douala depuis le 21 octobre, se poursuit jusqu’au 21 novembre 2021. Avec les œuvres des artistes  Aliuom Moussa, Stéphanie Nyangono, Joseph Patrice Fouman, Mekobe Djou, Tchobwe Dikwe, William Bakaimo et Moustapha Baidi Oumarou.   A visiter absolument!

Félix EPEE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *