3ème édition Forum des jeunes : Mwanja ma Bèlè-Bèlè incite à l’entreprenariat.

 Cette association communautaire a sensibilisé le 10 juillet 2021 à Douala ses membres actifs à l’auto-emploi et aux métiers techniques susceptibles de leur assurer un avenir radieux.

« Nous ne devons plus penser à être des salariés mais des entrepreneurs ». C’est le principal message adressé aux jeunes Bèlè-Bèlè lors de la 3ème édition du Forum réservé à cette tranche d’âge tenue le weekend dernier à Douala. Initié par l’association Mwanja ma Bèlè-Bèlè, cette édition reposée sur le thème Entreprenariat et autonomisation des jeunes : Leviers, difficultés et perspectives, selon son président, Antoine Ejenguèlè, vise à inciter d’avantage les jeunes à l’entreprenariat et à œuvrer à leur insertion professionnel.

Antoine Ejenguèlè, Président de Mwanja ma Bèlè-Bèlè.

Car, l’emploi salarié auquel aspirent plusieurs jeunes n’offrant plus d’opportunités au regard de l’instabilité économique, d’après le président de cette association, il est urgent qu’on change de paradigme. Et la solution, pour de nombreux intervenants à ces assises, serait  l’auto-emploi. D’autres pistes ont été également explorées, notamment, celles des métiers techniques pour lesquels les jeunes ont été appelés à s’investir. « Les métiers littéraires ont montré leurs limites. Nous encourageons les jeunes à embrasser les métiers scientifiques qui sont le socle du développement », a signalé Ange Noelle Samè, professeure de comptabilité et gestion, par ailleurs présidente de l’association des femmes dynamiques du Canton Bèlè-Bèlè. Cette enseignante appelle les jeunes et parents à observer l’environnement économique et les besoins qu’il nous présente.

Prenant la parole pour la circonstance, Hervé Mobi Mpah, maire de Douala 4ème et élite du Canton Bèlè-Bèlè a invité les  jeunes de sa communauté à plus d’engagement et de détermination. « Fixez-vous des objectifs et battez-vous à les atteindre », déclare-t-il en prenant des exemples sur sa propre personne. « J’ai décidé dès mon jeune âge de faire de  la politique et de briguer un poste électif. Aujourd’hui je suis à la tête d’une mairie ».  Le maire de Douala 4ème a par ailleurs  demandé aux jeunes de se former à tous les niveaux et à tout type de métier. « Ce n’est pas normal à une assise comme celle-ci où il y a plus de 50 jeunes qu’il n’y ait pas un maçon professionnel, un plombier, un titulaire d’un doctorat,… », s’est-il offusqué.

Hervé Mobi Mpah, Maire de Douala IV lors de son échange avec les jeunes.

Quelques jeunes ont reçu pendant deux mois dans le cadre de ce forum, des formations en community management, l’établissement d’un business plan et  sur l’obtention des financements. Des formations obtenues gratuitement dont certains étaient hors de portée. « C’est une chance pour nous autres qui avons pu bénéficier de ces accompagnements. Je remercie les organisateurs et leur demande de multiplier ce genre d’initiative », a indiqué Mireille Bebey, une apprenante.

Si on ne peut pas refaire la formation, d’après Antoine Ejenguèlè, c’est dans les fora comme ceux –ci qu’est donnée l’occasion aux jeunes de se réorienter. « Il ne faut pas être buté. Il faut qu’on se remette en question et que l’on ose. Surtout qu’on soit patient et persévérant. Le chemin de l’entreprenariat n’étant pas un fleuve tranquille», déclare-t-il.

Il faudra pour cela, d’après Arnauld Robert Kinguè Etamè, expert en développement et patron de plusieurs entreprises, briser les obstacles socioculturels et faire face à l’instabilité économique. « Culturellement, nous ne sommes pas  formatés pour travailler pour nous-mêmes. En plus, la pression sociale qui véhicule l’image d’un salarié au boulot stable et bon salaire n’y contribue pas. D’autre part, un entrepreneur ne doit pas avoir peur d’échouer.  C’est ainsi qu’on s’améliore en tirant les leçons de ses principaux échecs ».  

Trois prix  ont été décernés à cette occasion aux jeunes présentateurs des meilleurs projets. Un soutien financier  respectivement d’une valeur de 200, 300 et 500 000 fcfa  qui leur permettra d’implémenter leurs projets dans les jours qui suivent.

Félix ÉPÉE

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